Comment réussir son compostage ?

Considéré comme l’or noir du jardin, le compost est le résultat d’une procédure de compostage bien établie pour avoir un fertilisant naturel de bonne qualité.

Pour faire du bon compost, le secret réside dans le respect du cycle de vie des insectes, des vers, des acariens, des bactéries et autres micro-organismes qui vont travailler ensemble pour lancer le processus de fermentation et de compostage de vos déchets organiques.

Réussir son compost

Pour vous aider à réussir votre compostage, voici un rappel de différentes étapes à suivre.

Bien choisir l’emplacement du composteur

Le compostage nécessite un composteur ou un bac à compost, que vous allez placer dans un endroit facile d’accès pour y déposer régulièrement vos déchets organiques.

Plus important encore, mettez toujours votre bac au contact du sol, afin que la faune du sol puisse rejoindre le tas de déchets qui sera ensuite fermenté pour obtenir des matières organiques.

Pour limiter les effets du soleil, du vent et de la pluie, il vaut mieux opter pour un endroit à l’abri et bien ombragé.

Le brassage du compost

Aérez régulièrement le tas de compost pour créer une condition d’aérobiose indispensable pour les vers, car les microorganismes et les insectes ont besoin d’un bon apport en oxygène pour bien travailler ensemble tout au long du processus de compostage.

Vous l’aurez compris, le compostage est un échec lorsqu’il y a beaucoup trop d’eau dans le composteur ou si les matières se sont entassées entre elles, et cette fermentation sans apport d’oxygène risque d’engendrer des matières organiques carbonées en méthane.

Pour y remédier, utilisez toujours une fourche pour bien mélanger la partie supérieure du tas au moment d’ajouter de nouveaux déchets dans le bas à compost, et n’oubliez pas d’ajouter des brindilles et autres végétaux comme les pailles pour une aération naturelle du contenu du composteur.

Le précompostage

Vous disposez d’un grand terrain et prévoyez de composter un grand volume de déchets verts et de restes de cuisine ? N’hésitez pas à précomposter vos déchets en séparant ceux contenant du carbone dans un bac, et ceux riches en azote dans un autre.

À noter que les feuilles mortes, les sciures, la paille et les brindilles libèrent du carbone, tandis que les déchets de cuisine et les restes de culture sont nécessaires pour faire le plein d’azote.

Le troisième composteur vous servira à faire un mélange homogène des deux types de déchets obtenus, en veillant à mettre plus de carbone (jusqu’à 35 fois plus que l’azote) pour obtenir un fertilisant bien équilibré.

Amender, arroser, protéger et retourner le compost

Il est parfois nécessaire de vérifier le pH (potentiel hydrogène) du compost pour faire en sorte qu’il soit toujours neutre pour que les matières organiques travaillent dans de meilleures conditions. En cas d’acidité, il vaut mieux ajouter du calcium au mélange avec de la craie ou du lithotamne, une algue rouge anti-acidité disponible sous forme de poudre.

Et pour bien équilibrer le compost, il est important de l’arroser en été au moment d’y ajouter des déchets secs. Pour limiter les effets des intempéries, couvrez votre composteur en bois avec du matériau naturel comme la paille ou le foin, et enfin, retournez régulièrement votre tas de compost pour l’aérer et accélérer le processus de compostage.